Point méthodologique : réfléchir en complexité

Décider quand aucune solution simple n’existe

La stratégie de complexité : une méthode pour démêler un problème où tout agit sur tout, séparer les faits des croyances, puis choisir la bonne façon d’agir.

Réduire l’enchevêtrement

Ramener un réseau de causes interdépendantes à trois ou quatre leviers qui expliquent l’essentiel.

Circonscrire l’incertitude

Distinguer l’incertitude que des données peuvent réduire de celle qui restera irréductible.

Dépasser les blocages humains

Mettre à jour les croyances figées et désamorcer les conflits qui paralysent la décision.

Le problème

Un problème complexe, c’est un réseau d’interactions

La vie d’une entreprise est jalonnée de questions pour lesquelles aucune solution simple ne vient intuitivement. Vous voulez que les ventes de votre nouveau produit décollent. Il faudrait investir en marketing, trouver de nouveaux canaux, renouveler l’équipe commerciale : autant d’actions qui coûtent du temps et de l’argent, et dont la rentabilité dépend elle-même d’autres facteurs.

Réseau de complexité : des facteurs interdépendants qui agissent tous les uns sur les autres
Dans un problème complexe, chaque facteur agit sur les autres.

Les trois dimensions de la complexité

Les conséquences

Faute de méthode, on oscille entre deux écueils : l’immobilisme, parce qu’aucun plan clair ne se dégage, ou la décision au ressenti, appuyée sur des croyances que personne n’a vérifiées.

L’objectif de la méthode

Utiliser les meilleures techniques d’analyse pour réduire la complexité jusqu’à obtenir quelque chose d’utile et d’actionnable, en faisant la différence entre réalité, modèle mental et blocage émotionnel.

Qui sommes-nous

Une méthode qui croise conseil, coaching et entrepreneuriat

Abaxxi a construit la stratégie de complexité à partir de trois sources : les techniques d’analyse des grands cabinets de conseil, le travail sur les modèles mentaux issu du coaching, et l’effectuation, la logique d’action des entrepreneurs. C’est la méthode qui sous-tend nos missions, du diagnostic commercial à la refonte du business model.

Notre approche

Quatre étapes, de la question confuse au plan d’action

  1. Construire l’arbre à hypothèses. Simplifier la complexité en hypothèses indépendantes et explicatives.
  2. Classer dans la pyramide d’abstraction. Séparer ce qui relève du fait, de l’opinion et du concept.
  3. Récolter les données. Faire redescendre les hypothèses vers les faits, par itérations.
  4. Choisir la méthode de mise en œuvre. Causale quand tout est prévisible, effectuale quand l’incertitude domine.

1. Construire l’arbre à hypothèses

Sur un mur ou un paper-board, avec des post-it, on écrit le problème tel qu’il se présente spontanément. On cherche ensuite trois à six hypothèses principales, aussi indépendantes que possible, qui l’expliquent. Dans un réseau de complexité, chaque cause agit sur les autres : le dessiner tel quel n’est ni efficace ni utile. Il faut simplifier, en retenant pour chaque branche la cause qui a le plus d’impact.

Chaque cause majeure est elle-même décomposée en trois ou quatre sous-causes, jusqu’à trois ou quatre niveaux de profondeur : on obtient un modèle explicatif de la situation. Le même travail peut se faire dans l’autre sens, en arbre de conséquences : « si je lance une nouvelle offre dans un nouveau pays, que va-t-il se passer ? »

Arbre à hypothèses : un problème décomposé en causes principales puis en sous-causes, chacune colorée selon son niveau d’abstraction
L’arbre à hypothèses : le problème à gauche, les causes et sous-causes vers la droite.

2. Classer dans la pyramide d’abstraction

Chaque hypothèse de l’arbre reçoit une couleur selon sa nature :

Vert : factuelle

Quantifiable et vérifiable : chiffre d’affaires, part de marché, nombre de clients. Elle est mesurable, même si elle n’est pas encore mesurée. « Nos clients apprécient notre offre » n’est pas un fait ; un questionnaire de satisfaction en fait un.

Gris : intuitive

Une opinion partagée ou un avis d’expert, forgé par des discussions et des rencontres : « nous avons une bonne part de marché », « nos prix sont élevés ».

Jaune : conceptuelle

Très abstraite, souvent invérifiable, elle relève du choix stratégique : « le futur de notre marché est sur le web ». Seules des études longues et coûteuses peuvent l’éprouver.

Une branche entièrement grise ou jaune signale un raisonnement qui ne repose sur aucun fait. Elle fait l’objet d’un nouveau cycle d’analyse, pour la décomposer en hypothèses vérifiables. Le but est de rendre l’arbre aussi vert que possible, et de repérer au passage :

3. Récolter les données

Beaucoup d’hypothèses restent grises par simple manque de données : on pense ses clients satisfaits sur la foi de deux ou trois conversations sur un salon. Nous partons des outils en place, des fichiers Excel épars aux bases de données, pour extraire et analyser l’information utile, et nous menons si besoin la collecte nous-mêmes (questionnaires, entretiens clients). En cherchant à valider ou invalider une croyance, on fait souvent émerger une vision nouvelle du problème.

La démarche est itérative : récolte de données, reconstruction de l’arbre, nouvelle récolte, nouvel atelier. Selon la complexité du sujet, il faut de trois à dix cycles, chacun d’une à cinq journées de travail.

4. Choisir la méthode de mise en œuvre

Une fois l’arbre travaillé, un chemin critique apparaît. Reste à décider comment agir :

Méthode causale

La gestion de projet classique : des objectifs ordonnés en phases, un comité de pilotage, un suivi de réalisation. Elle convient aux projets précis, quantifiables, à faible incertitude.

Méthode effectuale

Quand le réseau reste trop enchevêtré ou trop chargé d’enjeux humains : des méthodes itératives, proches du design thinking et des méthodes agiles, menées en mode intrapreneurial.

La méthode effectuale repose sur quatre principes :

À chaque fin d’itération, l’arbre est mis à jour pour mesurer les incertitudes restantes. Quand tout devient prévisible et quantifiable, la démarche effectuale bascule en méthode causale pour la suite du projet. L’expérience montre qu’elle demande un pilote fort et imaginatif.

Ce que vous obtenez

Nos cas clients

La méthode sur le terrain

Un diagnostic en 28 points pour un éditeur de logiciels

Un diagnostic structuré des causes qui freinaient les ventes, puis un plan d’action priorisé et mis en œuvre avec l’équipe. Résultat : le chiffre d’affaires a progressé de 150 k€ en 18 mois. Lire le cas client

Une démarche effectuale pour une start-up SaaS

Un groupe de pilotage agile en cycles de trois semaines et un co-développement avec un prospect leader d’opinion, plutôt qu’un plan figé. Résultat : trois clients majeurs conquis aux États-Unis. Lire le cas client

Sans méthode

  • Un problème où tout agit sur tout
  • Des décisions fondées sur des croyances non vérifiées
  • Des incertitudes jamais qualifiées
  • Des blocages entre personnes
  • Un plan rigide, ou pas de plan du tout

Avec la stratégie de complexité

  • Trois ou quatre leviers qui expliquent l’essentiel
  • Des faits séparés des opinions et des paris
  • Une incertitude réduite là où c’est possible
  • Une vision partagée par l’équipe de direction
  • Une mise en œuvre adaptée au niveau d’incertitude

Questions fréquentes

Pour quels types de problèmes cette méthode est-elle adaptée ?

Pour les décisions d’organisation où plusieurs facteurs s’entremêlent : ventes qui stagnent sans cause évidente, lancement sur un nouveau marché, réorganisation commerciale, choix d’investissement incertain. Pour un problème simple, une analyse classique suffit.

Combien de temps faut-il ?

Cela dépend du sujet : de trois à dix cycles d’analyse, chacun d’une à cinq journées de travail. Un premier arbre exploitable se construit souvent dès le premier atelier.

Faut-il beaucoup de données ?

Non. On part des données existantes, même éparses ; l’arbre indique précisément lesquelles manquent pour trancher, ce qui évite de collecter au hasard.

Comment traitez-vous les désaccords entre dirigeants ?

L’arbre dépersonnalise le débat : on discute d’hypothèses et de faits, pas de personnes. Quand un blocage relève de l’émotion plus que de l’analyse, nous mobilisons les techniques de négociation que nous enseignons dans notre formation à la négociation.

Un problème qui résiste aux solutions simples ?

Un premier échange gratuit pour poser le problème et esquisser son arbre à hypothèses. Sans engagement.

Demander un échange gratuit