Point méthodologique : réfléchir en complexité
Ramener un réseau de causes interdépendantes à trois ou quatre leviers qui expliquent l’essentiel.
Distinguer l’incertitude que des données peuvent réduire de celle qui restera irréductible.
Mettre à jour les croyances figées et désamorcer les conflits qui paralysent la décision.
Le problème
La vie d’une entreprise est jalonnée de questions pour lesquelles aucune solution simple ne vient intuitivement. Vous voulez que les ventes de votre nouveau produit décollent. Il faudrait investir en marketing, trouver de nouveaux canaux, renouveler l’équipe commerciale : autant d’actions qui coûtent du temps et de l’argent, et dont la rentabilité dépend elle-même d’autres facteurs.
Faute de méthode, on oscille entre deux écueils : l’immobilisme, parce qu’aucun plan clair ne se dégage, ou la décision au ressenti, appuyée sur des croyances que personne n’a vérifiées.
L’objectif de la méthode
Utiliser les meilleures techniques d’analyse pour réduire la complexité jusqu’à obtenir quelque chose d’utile et d’actionnable, en faisant la différence entre réalité, modèle mental et blocage émotionnel.
Qui sommes-nous
Abaxxi a construit la stratégie de complexité à partir de trois sources : les techniques d’analyse des grands cabinets de conseil, le travail sur les modèles mentaux issu du coaching, et l’effectuation, la logique d’action des entrepreneurs. C’est la méthode qui sous-tend nos missions, du diagnostic commercial à la refonte du business model.
Notre approche
Sur un mur ou un paper-board, avec des post-it, on écrit le problème tel qu’il se présente spontanément. On cherche ensuite trois à six hypothèses principales, aussi indépendantes que possible, qui l’expliquent. Dans un réseau de complexité, chaque cause agit sur les autres : le dessiner tel quel n’est ni efficace ni utile. Il faut simplifier, en retenant pour chaque branche la cause qui a le plus d’impact.
Chaque cause majeure est elle-même décomposée en trois ou quatre sous-causes, jusqu’à trois ou quatre niveaux de profondeur : on obtient un modèle explicatif de la situation. Le même travail peut se faire dans l’autre sens, en arbre de conséquences : « si je lance une nouvelle offre dans un nouveau pays, que va-t-il se passer ? »
Chaque hypothèse de l’arbre reçoit une couleur selon sa nature :
Quantifiable et vérifiable : chiffre d’affaires, part de marché, nombre de clients. Elle est mesurable, même si elle n’est pas encore mesurée. « Nos clients apprécient notre offre » n’est pas un fait ; un questionnaire de satisfaction en fait un.
Une opinion partagée ou un avis d’expert, forgé par des discussions et des rencontres : « nous avons une bonne part de marché », « nos prix sont élevés ».
Très abstraite, souvent invérifiable, elle relève du choix stratégique : « le futur de notre marché est sur le web ». Seules des études longues et coûteuses peuvent l’éprouver.
Une branche entièrement grise ou jaune signale un raisonnement qui ne repose sur aucun fait. Elle fait l’objet d’un nouveau cycle d’analyse, pour la décomposer en hypothèses vérifiables. Le but est de rendre l’arbre aussi vert que possible, et de repérer au passage :
Beaucoup d’hypothèses restent grises par simple manque de données : on pense ses clients satisfaits sur la foi de deux ou trois conversations sur un salon. Nous partons des outils en place, des fichiers Excel épars aux bases de données, pour extraire et analyser l’information utile, et nous menons si besoin la collecte nous-mêmes (questionnaires, entretiens clients). En cherchant à valider ou invalider une croyance, on fait souvent émerger une vision nouvelle du problème.
La démarche est itérative : récolte de données, reconstruction de l’arbre, nouvelle récolte, nouvel atelier. Selon la complexité du sujet, il faut de trois à dix cycles, chacun d’une à cinq journées de travail.
Une fois l’arbre travaillé, un chemin critique apparaît. Reste à décider comment agir :
La gestion de projet classique : des objectifs ordonnés en phases, un comité de pilotage, un suivi de réalisation. Elle convient aux projets précis, quantifiables, à faible incertitude.
Quand le réseau reste trop enchevêtré ou trop chargé d’enjeux humains : des méthodes itératives, proches du design thinking et des méthodes agiles, menées en mode intrapreneurial.
La méthode effectuale repose sur quatre principes :
À chaque fin d’itération, l’arbre est mis à jour pour mesurer les incertitudes restantes. Quand tout devient prévisible et quantifiable, la démarche effectuale bascule en méthode causale pour la suite du projet. L’expérience montre qu’elle demande un pilote fort et imaginatif.
Nos cas clients
Un diagnostic structuré des causes qui freinaient les ventes, puis un plan d’action priorisé et mis en œuvre avec l’équipe. Résultat : le chiffre d’affaires a progressé de 150 k€ en 18 mois. Lire le cas client
Un groupe de pilotage agile en cycles de trois semaines et un co-développement avec un prospect leader d’opinion, plutôt qu’un plan figé. Résultat : trois clients majeurs conquis aux États-Unis. Lire le cas client
Pour les décisions d’organisation où plusieurs facteurs s’entremêlent : ventes qui stagnent sans cause évidente, lancement sur un nouveau marché, réorganisation commerciale, choix d’investissement incertain. Pour un problème simple, une analyse classique suffit.
Cela dépend du sujet : de trois à dix cycles d’analyse, chacun d’une à cinq journées de travail. Un premier arbre exploitable se construit souvent dès le premier atelier.
Non. On part des données existantes, même éparses ; l’arbre indique précisément lesquelles manquent pour trancher, ce qui évite de collecter au hasard.
L’arbre dépersonnalise le débat : on discute d’hypothèses et de faits, pas de personnes. Quand un blocage relève de l’émotion plus que de l’analyse, nous mobilisons les techniques de négociation que nous enseignons dans notre formation à la négociation.
Un premier échange gratuit pour poser le problème et esquisser son arbre à hypothèses. Sans engagement.
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